Warning: Declaration of mysiteDescriptionWalker::start_el(&$output, $item, $depth, $args) should be compatible with Walker_Nav_Menu::start_el(&$output, $item, $depth = 0, $args = Array, $id = 0) in /homepages/7/d176465690/htdocs/leuropealaune.eu/wordpress/wp-content/themes/awake/lib/classes/menu-walker.php on line 45
L'Europe à la Une

Notre blog

60611bd2 3007 42da 85b7 316d4f2f68051

Pour une Europe autrement…

0

L’Europe à la Une® vous propose de découvrir un article sur le Conseil européen des 28 et 29 juin 2012, à Bruxelles : « La méthode communautaire retrouvée…des relations franco/allemande autrement…pour une Europe autrement ! »

Un quotidien français titrait, samedi matin 30 juin 2012, à propos des résultats du Conseil européen des 28/29 juin à Bruxelles : Euro : Hollande 1 – Merkel 0 sauf qu’un Conseil européen n’est pas un match de football et encore moins un ring de boxe.

Je préfère la réflexion de Wolgang Schäuble, Ministre allemand, des finances qui déclarait vendredi : « je n’aime pas le débat autour du « qui a gagné à Bruxelles ? Si l’Europe gagne c’est tout le monde qui gagne ».

Dans tous les cas, l’on peut se féliciter que la méthode communautaire qui a tant d’acquis pour écrire l’Histoire de la Gouvernance européenne ait été remise à l’ordre du jour. Espérons que celle-ci redevienne le ciment indispensable entre les 27 États membres de l’Union européenne mettant en pratique la devise de l’Union européenne : « L’Unité dans la diversité ».

Pourquoi aujourd’hui fustiger les relations franco/allemande ? Le couple franco/allemand, quelque puisse être les dirigeants de part et d’autre, est et sera contraint d’être au regard de l’Histoire, le pilier de la construction européenne. Mais le couple franco/allemand si déterminant soit-il doit prendre en compte qu’il est au cœur d’une famille de 27 membres, avec 27 traditions politiques, sociales, économiques, démocratiques, démographiques culturelles…reconnaissant 23 langues officielles…L’unité dans la diversité oui…l’hégémonie, non !! C’est ce qui s’est fait lors des diverses réunions préparatoires à ce Conseil européen et qui, certainement, est une des raisons de ses avancées.

Si l’on se réfère aux débats et positionnements préalables à la tenue de ce Conseil, l’on peut considérer ses conclusions comme des acquis importants pour l’immédiat et pour la suite, même et surtout si beaucoup reste à faire.

Ce Conseil européen va donc susciter des débats à l’occasion de la ratification, en France et ailleurs, du Traité d’Union budgétaire. Dès lors, il est d’autant plus important de diffuser une information la plus objective possible sur les résultats de ce Conseil européen. Il faut s’attacher aux faits et non à je ne sais quelles supputations.

Après la Grèce, le Portugal, la Slovénie, la Roumanie, l’Irlande, le Danemark et la Lettonie, l’Allemagne est le huitième État membre de l’Union européenne, ratifiant le Traité d’Union budgétaire dès vendredi 29 juin, tenant compte des conclusions du Conseil européen.

Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen, en étroite collaboration avec les Présidents de la Commission européenne, de l’Eurogroupe et de la Banque centrale européenne a établi un rapport, à la demande du Conseil européen et rendu publique à cette occasion, intitulé : « Vers une véritable Union Économique et Monétaire », reconnaissant implicitement que cette Union n’existe pas !
Ce rapport propose une architecture solide et stable dans les domaines financiers, budgétaire, économique et politique, destinée à appuyer la stratégie pour la croissance et l’emploi.
Quatre éléments essentiels sont mis en avant :
– Un cadre financier intégré destiné à assurer la stabilité financière, en particulier dans la zone euro et réduire pour les citoyens européens le coût des défaillances bancaires,
– Un cadre budgétaire intégré destiné à assurer l’élaboration à tous les niveaux de politiques budgétaires saines,
– Un cadre politique économique intégré qui dispose de mécanismes suffisants pour garantir la mise en place au niveau national et européen de politiques qui favorisent une croissance durable,
– La nécessité d’assurer la légitimité démocratique et l’obligation de rendre compte dans le cadre des décisions prises au sein de l’UEM, en associant le Parlement européen et les Parlements nationaux conformément à la méthode communautaire.

Le Conseil européen a largement débattu de ces axes. Le travail a été ardu, et la nuit fut longue…Le compromis construit complétant utilement un pacte pour la croissance et l’emploi adopté. Qui l’eut cru, dans ces termes ?

Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations par pays, les États membres de l’Union européenne s’attacheront, en particulier, à :
– assurer un assainissement budgétaire différencié, axé sur la croissance qui respecte le pacte de stabilité et de croissance et qui tienne compte de la situation propre à chaque pays…
– rétablir des conditions normales d’octroi de crédits à l’économie et à achever d’urgence la restructuration du sectaire bancaire…
– promouvoir la croissance et la compétitivité notamment en s’attaquant aux déséquilibres profonds et en allant plus loin dans les réformes structurelles…
– lutter contre le chômage et à s’attaquer de manière efficace aux conséquences sociales de la crise, à poursuivre les réformes destinées à améliorer les niveaux d’emplois…
– moderniser l’administration publique en réduisant les retards judiciaire, en diminuant les charges administratives…

Sur le même sujet, je vous suggère de prendre connaissance du rapport du groupe TPS (Tommaso Padoa Schioppa) en hommage à ce grand européen, décédé brutalement, qui fut, entre autre, Président de Notre Europe, intitulé : Parachever l’Euro : Feuille de route vers une Union budgétaire en Europe.

Conclusions du Conseil européen

Les conclusions du Conseil européen précisent et engagent les 27 États membres de la famille sur les politiques européennes dédiées à la croissance et à l’emploi :
Approfondissement du marché unique en particulier dans l’industrie numérique et le secteur d’entreprises de réseau…
Des progrès doivent être réalisés pour mettre en place d’ici à 2015 un marché unique numérique…
Des efforts supplémentaires seront déployés pour réduire la charge réglementaire…
L’achèvement complet du marché intérieur de l’énergie d’ici à 2014 en faisant en sorte qu’aucun Etat membre de l’Union européenne reste isolé des réseaux électriques et gaziers européens, d’ici à 2015… (Je rappelle le rapport de Notre Europe « Pour une Communauté européenne de l’Energie », préfacé par J Delors qui en fut l’inspirateur qui a fait dernièrement l’objet d’un avis d’initiative élaboré par le Comité Économique et Social Européen (CESE).
Poursuivre les efforts déployés pour faire en sorte que les activités de recherche se traduisent en innovation répondant aux besoins du marché…
La politique de cohésion réformée constitue un instrument pour les investissements, la croissance et la création d’emplois permettant de sortir de la crise…

Il est indispensable de stimuler le financement de l’économie, pour ce faire 120 milliards d’euro sont mobilisés en faveur de mesures croissance a effet rapide :
– Le capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) devrait être augmenté de 10 milliards d’euro, l’objectif « tant de renforcer ses fonds propres et d’accroître d’un montant de 60 milliards sa capacité totale, permettant de libérer jusqu’à 180 milliards d’euro d’investissements… »
– La phase pilote des obligations devrait être lancée de façon à générer des investissements supplémentaires pouvant aller jusqu’à 4 ou 5 milliards d’euros en faveur de projets pilotes portant sur des infrastructures essentielles dans les domaines du transport, de l’énergie et du haut débit…
– L’action du Fonds européen d’investissement devrait être renforcée…
– Le budget de l’Union européenne doit être un catalyseur de croissance et un vecteur d’emploi pour toute l’Europe en mobilisant les investissements productifs et dans le capital humain…
– La politique fiscale devrait contribuer à l’assainissement budgétaire et à une croissance durable. La Commission européenne a élaboré des propositions sur la taxation des produits énergétiques, l’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés…
– Stimuler l’emploi pour les femmes et les hommes et, en particulier, pour les jeunes et les chômeurs de longue durée, constitue clairement une priorité…
– La mobilité de la main d’œuvre au sein de l’union européenne devrait être facilitée avec un véritable outil européen (EURES) de placement et de recrutement pouvant être étendu aux apprentissages et aux stages…
– Le commerce doit être mieux utilisé en tant que moteur de croissance. L’Union européenne est déterminée à favoriser des échanges commerciaux libres, équitables, ouverts tout en défendant ses intérêts dans un esprit de réciprocité…

Dans les grands moments de l’Histoire de la construction européenne, et ce Conseil des 28 et 29 juin dernier en fut un, il faut rappeler à notre trop courte mémoire la sagesse des Pères fondateurs de cette Europe. Parmi eux, Robert Schuman dans la déclaration fondatrice de ce qu’est l’Union européenne aujourd’hui, le 9 mai 1950, précisait : « l’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait ».

Jean-Pierre Bobichon, ancien fonctionnaire à la Commission européenne, Conseiller à Notre Europe en charge des Relations avec la société civile, les organisations syndicales.

Commenter

Votre fil d'Ariane dans le dédale européen.